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tomates turquie : La récente décision du ministère israélien de l’Agriculture de supprimer les taxes sur les tomates importées de Turquie marque un tournant significatif dans la gestion de l’approvisionnement alimentaire du pays, particulièrement face à une flambée des prix des tomates sur le marché intérieur. Cette mesure, visant à atténuer la pression économique sur les consommateurs, soulève plusieurs questions cruciales concernant la dynamique des marchés agricoles internationaux, les défis de production et les stratégies d’approvisionnement. L’arrivée imminente d’un premier lot de tomates turques, bien que non quantifiée précisément, signale une réponse rapide des autorités pour stabiliser le marché.
La levée des taxes sur les tomates turquie : une réponse à la crise des prix
La décision israélienne d’abolir temporairement les droits de douane sur les tomates importées de Turquie intervient dans un contexte où le prix de ce légume essentiel a atteint des niveaux jugés insoutenables par les consommateurs et les autorités. L’information indique que le kilogramme de tomates atteignait la somme de 7 shekels, un seuil critique qui a poussé le gouvernement à chercher des solutions d’urgence. L’importation de tomates turquie apparaît comme une voie privilégiée pour augmenter l’offre disponible et, par conséquent, faire baisser les prix. Cette stratégie, bien que potentiellement efficace à court terme, met en lumière la dépendance des marchés vis-à-vis des flux commerciaux internationaux et la fragilité des chaînes d’approvisionnement face aux aléas climatiques et économiques.
Cette mesure de suppression de taxes n’est pas isolée et s’inscrit dans une réflexion plus large sur la sécurité alimentaire et la maîtrise de l’inflation. En levant les barrières tarifaires, Israël cherche à fluidifier l’entrée des produits sur son territoire, offrant ainsi une alternative abordable aux consommateurs confrontés à une hausse généralisée du coût de la vie. L’efficacité de cette mesure dépendra de plusieurs facteurs, notamment la capacité de la Turquie à répondre à la demande, les coûts de transport et la logistique d’acheminement. L’annonce de l’arrivée du premier lot la semaine prochaine témoigne d’une volonté d’agir rapidement. La disponibilité de tomates turquie à des prix compétitifs pourrait rapidement influencer le marché local, tant pour les consommateurs que pour les producteurs israéliens qui devront s’adapter à une nouvelle concurrence.
Pression sur le marché mondial et défis agronomiques des tomates
La situation actuelle, qui conduit Israël à se tourner vers la Turquie pour l’approvisionnement en tomates, reflète des pressions mondiales accrues sur les marchés agricoles. Le changement climatique, avec ses manifestations telles que la sécheresse ou les conditions météorologiques extrêmes, affecte de manière significative les rendements des cultures de tomates dans de nombreuses régions productrices. Le stress hydrique devient une préoccupation majeure, obligeant les agriculteurs à investir dans des technologies d’irrigation plus efficientes, ce qui augmente les coûts de production. De plus, la hausse des prix des intrants agricoles – engrais, semences, carburant pour les machines – pèse également sur la rentabilité des exploitations. Ces défis agronomiques, combinés à une demande croissante, contribuent à la volatilité des prix des tomates turquie et d’autres origines.
Les producteurs sont ainsi pris entre le marteau et l’enclume : augmenter les prix pour couvrir leurs coûts et maintenir une marge bénéficiaire raisonnable, au risque de décourager les consommateurs, ou absorber une partie de la hausse, mettant en péril la pérennité de leurs exploitations. Cette situation souligne l’importance de soutenir la recherche et le développement dans le domaine de l’agroécologie et des variétés de tomates plus résistantes aux conditions difficiles, afin d’assurer une production plus stable et plus abordable. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille d’ailleurs activement à promouvoir des pratiques agricoles durables pour faire face à ces enjeux globaux.
Comprendre la dynamique des prix : coût de production versus prix de vente
La hausse du prix de la tomate, qui a motivé la décision d’importer des tomates turquie, est le résultat d’une interaction complexe entre les coûts de production et les prix de vente fixés sur le marché. Le coût de production d’une tomate englobe une multitude de dépenses : l’achat des semences ou des plants, les fertilisants et nutriments nécessaires au sol, l’eau (un coût de plus en plus critique), l’énergie pour le chauffage des serres ou le fonctionnement des systèmes d’irrigation, la main-d’œuvre pour les semis, le repiquage, l’entretien, la récolte et le conditionnement, ainsi que les coûts de transport jusqu’aux marchés de gros et de détail. À ces éléments s’ajoutent les frais généraux des exploitations (amortissement du matériel, assurances, taxes locales).
Lorsque ces coûts augmentent, que ce soit à cause d’une hausse des prix des intrants ou d’une baisse des rendements due à des conditions climatiques défavorables, les producteurs sont contraints de répercuter cette augmentation sur le prix de vente pour ne pas réaliser de pertes. Si l’offre disponible sur le marché diminue, soit par une production locale plus faible, soit par une perturbation des flux d’importation, la loi de l’offre et de la demande joue alors en faveur d’une augmentation des prix. La décision d’importer des tomates turquie sans taxes vise précisément à augmenter l’offre sur le marché israélien, dans l’espoir que cette augmentation pousse les prix à la baisse, se rapprochant ainsi d’un niveau plus acceptable pour les consommateurs, tout en offrant un débouché intéressant aux producteurs turcs.
Les alternatives pour les producteurs
Face à une concurrence accrue, notamment via des importations à prix réduits, les producteurs locaux doivent impérativement innover et se différencier. L’investissement dans des technologies de pointe, comme l’agriculture de précision ou les serres intelligentes, peut permettre d’optimiser l’utilisation des ressources, de réduire les coûts et d’améliorer la qualité des produits. Le développement de variétés de tomates à haute valeur ajoutée, comme les tomates cerises anciennes, les tomates cœur de bœuf, ou celles issues de l’agriculture biologique, peut également permettre de capter une clientèle prête à payer un prix plus élevé pour des caractéristiques spécifiques. Le recours à la certification et à la traçabilité devient également un atout majeur pour rassurer le consommateur sur l’origine et la qualité des tomates turquie et locales.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la tomate turquie augmente-t-il ?
Le prix de la tomate, qu’elle provienne de Turquie ou d’ailleurs, augmente généralement en raison d’une combinaison de facteurs : coûts de production plus élevés (intrants, énergie, main-d’œuvre), conditions climatiques défavorables affectant les rendements, demande accrue, et parfois des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. La mesure israélienne visant à supprimer les taxes sur les tomates turquie est une réaction directe à une de ces causes : la hausse du prix sur le marché intérieur.
Quel est l’impact de la suppression des taxes sur les importations de tomates turques ?
La suppression des taxes rend les importations de tomates moins chères, ce qui devrait permettre de proposer ces produits à un prix plus bas sur le marché israélien. Cela vise à augmenter l’offre disponible, à concurrencer les producteurs locaux dont les prix sont jugés trop élevés, et in fine à faire baisser le prix moyen de la tomate pour les consommateurs.
La Turquie est-elle un fournisseur important de tomates pour Israël ?
L’information ne précise pas la quantité habituelle des importations de tomates turquie vers Israël, mais la décision de recourir à cette source suggère que la Turquie possède une capacité d’exportation significative et peut répondre rapidement à une demande d’urgence. L’agriculture turque est diversifiée et exporte de nombreux produits maraîchers.
Quelles sont les alternatives pour les producteurs israéliens face à cette concurrence ?
Les producteurs israéliens peuvent se concentrer sur l’innovation (nouvelles variétés, techniques de production avancées), la différenciation (produits bio, spécialités culinaires), le renforcement de la qualité et de la fraîcheur grâce à la proximité, et l’amélioration de leur efficacité pour réduire leurs coûts de production. La communication sur les bénéfices des produits locaux, tels que la fraîcheur et le soutien à l’économie nationale, est également une stratégie clé. HortiTecNews propose d’ailleurs des articles sur ces thématiques.




