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tomates : l’Algérie s’apprête à conquérir les marchés mondiaux en 2017, marquant une étape décisive dans son secteur agroalimentaire. Les ambitions affichées par le groupe Amor Benamor, et relayées par le Forum du Chef des Entreprises (FCE), dessinent un avenir prometteur pour la production nationale de ce fruit-légume emblématique.
Vers une autosuffisance en tomates et une stratégie d’exportation
« Nous avons produit cette année l’équivalent de 70 000 tonnes de tomates. Si nos importations en tomate étaient de l’ordre de 35 000 tonnes, nous nous attendons à ce qu’elles soient réduites de moitié cette année. Nous envisageons aussi que nos importations de tomates soient nulles (0%) en 2016 », a déclaré Laïd Benamor. Ces chiffres révèlent une transition spectaculaire, passant d’un statut d’importateur significatif à celui de pays potentiellement autosuffisant, voire exportateur, de tomates. Cette transformation est le fruit d’investissements et d’une volonté politique affirmée de dynamiser le secteur agroalimentaire algérien. L’essor de la production de tomates est un indicateur clé de cette nouvelle orientation. L’objectif est de couvrir non seulement la demande intérieure, mais aussi de s’attaquer aux marchés internationaux, avec une attention particulière portée aux pays européens et africains.
Le patron du groupe agroalimentaire Amor Benamor, Mohamed Laid Benamor, a souligné l’importance de cette percée lors de l’ouverture des bureaux du Forum du Chef des Entreprises (FCE) dans les wilayas de Annaba et El Tarf. Il a affirmé que la production agroalimentaire algérienne connaît un essor considérable, permettant à terme de répondre aux besoins nationaux et d’envisager des exportations significatives. La stratégie d’exportation des tomates algériennes vise à s’implanter durablement sur les marchés étrangers. La reconnaissance de la difficulté de la conquête des marchés mondiaux, et plus spécifiquement du marché africain, ne décourage pas le FCE. Au contraire, l’organisation met en place les dispositifs nécessaires pour introduire les produits algériens sur ce continent, où la concurrence est déjà intense, notamment de la part des produits chinois qui bénéficient de prix très compétitifs.
Les défis de la conquête du marché mondial des tomates
La conquête du marché mondial, particulièrement en Afrique, n’est pas une entreprise aisée. Les produits chinois ont réussi à s’y implanter grâce à une politique de prix agressive. L’Algérie entend suivre cette voie, en étudiant et en travaillant activement à l’adaptation de son offre pour répondre aux exigences de ces marchés. Cela implique une analyse approfondie des besoins spécifiques de chaque pays, des normes de qualité, des circuits de distribution et des stratégies de prix. L’objectif est de proposer des Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture tomates de qualité, à des prix compétitifs, tout en assurant une logistique d’exportation fiable et efficace.
L’agressivité des prix observée sur les marchés internationaux pour les tomates représente un défi majeur. Les coûts de production en Algérie, bien qu’en amélioration, doivent être optimisés pour rivaliser avec les prix souvent très bas pratiqués par certains concurrents. La gestion du coût de production est donc primordiale. Elle englobe l’ensemble des dépenses liées à la culture, de la semence à la récolte, en passant par l’irrigation, les engrais, les produits phytosanitaires, la main-d’œuvre et l’énergie. Parallèlement, la fixation du prix de vente doit tenir compte de ces coûts, mais aussi de la valeur perçue par le consommateur et des prix pratiqués par la concurrence. Un prix de vente trop bas pourrait ne pas couvrir les coûts et rendre l’activité non rentable, tandis qu’un prix trop élevé risquerait de décourager les acheteurs potentiels. Trouver le juste équilibre est un art qui nécessite une connaissance fine des marchés et une gestion rigoureuse.
Défis agronomiques et économiques pour la production de tomates
Au-delà des considérations commerciales, la production de tomates en Algérie fait face à des défis agronomiques et économiques significatifs. Le stress hydrique, de plus en plus prégnant dans de nombreuses régions, exige des pratiques culturales économes en eau, comme l’irrigation goutte-à-goutte, et le recours à des variétés plus résistantes. Les coûts des intrants, tels que les engrais et les produits de protection des cultures, peuvent également fluctuer et impacter la rentabilité. Pour surmonter ces obstacles, l’innovation et l’adoption de technologies agricoles modernes sont essentielles. Le recours à des serres modernes et à des systèmes de culture sous contrôle permet de mieux gérer les conditions environnementales et d’optimiser l’utilisation des ressources. Ces investissements, bien que conséquents, peuvent à terme améliorer la productivité et la qualité des tomates produites, renforçant ainsi leur compétitivité sur les marchés.
La dynamique entre le coût de production et le prix de vente est au cœur de la viabilité économique de toute exploitation agricole, y compris celle des producteurs de tomates. Le “coût prix” représente l’ensemble des dépenses engagées par le producteur pour mettre une tonne de tomates sur le marché. Il inclut les coûts directs (semences, engrais, eau, main-d’œuvre agricole, etc.) et les coûts indirects (amortissement du matériel, entretien, assurances, frais administratifs, etc.). Le “prix de vente”, quant à lui, est le tarif auquel le producteur cède sa récolte, que ce soit au marché de gros, à un grossiste, ou directement au consommateur. Pour qu’une exploitation soit rentable, le prix de vente doit impérativement être supérieur au coût de production. La marge bénéficiaire, calculée comme la différence entre le prix de vente et le coût de production, permet au producteur de réinvestir, de se rémunérer et d’assurer la pérennité de son activité. Sur les marchés internationaux, la pression sur les prix peut réduire considérablement cette marge, rendant la concurrence d’autant plus rude.
Les alternatives pour les producteurs de tomates
Face à ces défis, les producteurs de tomates explorent diverses stratégies pour optimiser leurs rendements et améliorer leur rentabilité. La diversification des cultures peut permettre de réduire la dépendance à une seule production et de répartir les risques. L’adoption de techniques d’agriculture de précision, grâce à l’utilisation de drones, de capteurs et de logiciels d’analyse de données, permet d’optimiser l’usage des intrants et de mieux cibler les interventions. La recherche et le développement de variétés de tomates plus résistantes aux maladies et aux stress environnementaux, adaptées aux conditions locales, sont également cruciales. Enfin, le développement de circuits de commercialisation courts, privilégiant la vente directe aux consommateurs ou aux restaurateurs, peut permettre d’améliorer la marge bénéficiaire en éliminant certains intermédiaires. Pour des informations approfondies sur les pratiques agricoles et les perspectives du secteur, consulter des plateformes spécialisées comme HortiTecNews est une démarche pertinente.
Dans un contexte où la demande en tomates est mondiale, et où les importations sont en baisse, des marchés émergents comme celui de la Tunisie, bien que différent dans sa structure et ses volumes, peuvent offrir des opportunités. L’agriculture y est un pilier économique important, et le Ministère de l’Agriculture y joue un rôle clé dans l’orientation des filières. Observer les dynamiques de pays voisins peut fournir des éclairages précieux pour l’Algérie dans sa stratégie d’exportation de ses tomates.
FAQ sur la crise actuelle des tomates
Pourquoi le prix de la tomate augmente-t-il ?
L’augmentation du prix de la tomate peut être attribuée à plusieurs facteurs : une demande accrue, une offre insuffisante due à des conditions climatiques défavorables (sécheresses, gelées), une hausse des coûts de production (engrais, énergie, main-d’œuvre), des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, ou encore des politiques commerciales restrictives. Dans le cas de l’Algérie, la transition vers l’exportation et la réduction des importations peuvent également influencer les prix intérieurs.
Quel est l’impact de la météo sur la production de tomates ?
La météo joue un rôle prépondérant dans la production de tomates. Des températures extrêmes (trop chaudes ou trop froides), un manque ou un excès d’eau, des orages ou des vents forts peuvent endommager les cultures, réduire les rendements et affecter la qualité des fruits. Le changement climatique accentue ces aléas, rendant la production plus incertaine.
Quels sont les principaux marchés d’exportation pour les tomates ?
Les principaux marchés d’exportation pour les tomates sont généralement les pays voisins et les régions qui dépendent des importations pour satisfaire leur demande. L’Europe, en raison de sa forte consommation et de ses périodes de production limitées dans certaines régions, représente un marché important. L’Afrique, avec sa population croissante et ses besoins en produits alimentaires, est également une cible stratégique, comme le souligne le FCE algérien.
Comment l’Algérie compte-t-elle concurrencer les produits chinois sur le marché africain ?
L’Algérie compte concurrencer les produits chinois en misant sur plusieurs leviers : une amélioration de la qualité de ses tomates, une adaptation de ses prix pour rester compétitifs, le développement de partenariats commerciaux stratégiques en Afrique, et la mise en place d’une logistique d’exportation efficace. L’accent sera également mis sur la promotion des produits algériens et sur la construction d’une image de marque de qualité et de fiabilité.




