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17.407 hectares d’oliviers plantés à Driouch témoignent d’une dynamique agricole significative, un chiffre qui marque une étape importante dans la transformation du paysage agricole de la province. Durant la période 2010-2014, cet effort colossal, représentant un investissement de plus de 183 millions de dirhams (MDH), a vu la substitution des cultures céréalières traditionnelles par la plantation d’oliviers. Cette initiative, pilotée par la direction provinciale du ministère de l’Agriculture de Nador, s’inscrit dans une vision stratégique de développement agricole à long terme.
L’ambition du programme : 17.407 hectares d’oliviers plantés
L’objectif initial du programme, sur la période s’étalant de 2010 à 2020, prévoyait la plantation de 19.831 hectares. Le bilan au terme des cinq premières années, fin 2014, révèle qu’un total impressionnant de 17.407 hectares d’oliviers plantés a été atteint, soit un taux de réalisation remarquable de 88%. Cette cadence soutenue témoigne de l’engagement des acteurs locaux et de la pertinence du programme. Cette opération d’envergure a bénéficié directement à plus de 8.500 agriculteurs, qui sont les piliers de cette transformation, répartis au sein de 23 organisations professionnelles, incluant associations et coopératives. Ce maillage territorial a permis de toucher 17 communes rurales de la province de Driouch, assurant une diffusion large et équitable des bénéfices de cette politique agricole.
Cette initiative s’aligne parfaitement avec le pilier II du Plan Maroc Vert, dont l’une des missions fondamentales est l’amélioration des revenus des petits agriculteurs. En encourageant la culture de l’olivier, le programme vise à créer de nouveaux emplois stables, contribuant ainsi à la réduction du chômage rural, et à augmenter significativement la valeur ajoutée des produits agricoles de la région. L’impact économique et social de ces 17.407 hectares d’oliviers plantés est donc double : il renforce la sécurité alimentaire et stimule le développement économique local.
Accompagnement technique et financier pour la réussite des hectares d’oliviers plantés
Pour garantir la pérennité et la productivité des nouvelles plantations, un soutien conséquent a été apporté aux agriculteurs. Durant la période 2010-2014, un accompagnement technique d’une valeur de 16 MDH a été dispensé, complété par la mise à disposition d’équipements agricoles estimés à 5,5 MDH. Ces mesures visent à équiper les agriculteurs des savoir-faire et des outils nécessaires pour une gestion optimale de leurs oliveraies. L’importance de ces 17.407 hectares d’oliviers plantés réside également dans la structure des exploitations agricoles, majoritairement petites et familiales, où le soutien technique et matériel est crucial.
Parallèlement, plus de 350 agriculteurs ont pu bénéficier du soutien financier du Fonds de développement agricole (FDA), mobilisant 8 MDH. Ce financement a permis l’acquisition d’équipements agricoles de pointe, la mise à niveau des terres agricoles pour optimiser leur potentiel, le développement des chaînes de production végétale et animale, et l’appui à la création d’unités de valorisation des produits agricoles. Ces actions complémentaires sont essentielles pour maximiser les retombées économiques de chaque hectare d’oliviers plantés et pour assurer une intégration réussie dans les marchés locaux et internationaux.
Pression du marché mondial et défis agronomiques des hectares d’oliviers plantés
La décision de consacrer d’importantes surfaces à la culture de l’olivier, comme le montrent les 17.407 hectares d’oliviers plantés à Driouch, est également influencée par la dynamique du marché mondial de l’huile d’olive et des produits dérivés. La demande internationale pour ces produits connaît une croissance constante, stimulée par leurs bienfaits pour la santé et leur utilisation culinaire variée. Cependant, cette croissance s’accompagne d’une pression accrue sur les prix et d’une concurrence féroce entre les pays producteurs. La rentabilité des nouvelles plantations dépend donc non seulement de leur qualité agronomique, mais aussi de leur capacité à naviguer sur un marché fluctuant.
Sur le plan agronomique, la culture de l’olivier, bien que résiliente, présente des défis spécifiques, surtout dans des régions comme Driouch. Le stress hydrique est une préoccupation majeure, particulièrement dans un contexte de changement climatique où les précipitations sont devenues moins prévisibles. L’optimisation de l’irrigation, l’utilisation de variétés plus résistantes à la sécheresse et le recours à des techniques d’agriculture conservatrice sont donc essentiels pour assurer la survie et la productivité des 17.407 hectares d’oliviers plantés. De plus, la gestion des coûts des intrants (engrais, produits phytosanitaires) et de la main-d’œuvre affecte directement la marge bénéficiaire des producteurs, rendant la maîtrise des coûts d’exploitation primordiale. Les agriculteurs doivent donc adopter des pratiques durables et innovantes pour faire face à ces défis et assurer la viabilité économique de leurs exploitations.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis du marché et aux contraintes agronomiques, les producteurs d’olives ne sont pas démunis. L’optimisation de la chaîne de valeur est une stratégie clé. Cela inclut non seulement la qualité de la production, mais aussi le développement de filières de transformation et de commercialisation plus directes, permettant de mieux capter la valeur ajoutée. L’investissement dans des unités de trituration modernes pour produire une huile d’olive de haute qualité, ainsi que le développement de produits dérivés (olives de table, cosmétiques à base d’huile d’olive), peuvent diversifier les sources de revenus. De plus, l’exploration de marchés de niche, tels que l’huile d’olive biologique ou d’appellation d’origine protégée, peut offrir des marges plus confortables et une meilleure résilience face aux fluctuations des prix du marché de masse. La formation continue et l’échange de bonnes pratiques, souvent facilités par des organisations comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, sont également fondamentales pour adapter les stratégies aux évolutions du secteur.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la terre pour planter des hectares d’oliviers augmente ?
L’augmentation du prix des terres destinées à la plantation d’oliviers est multifactorielle. D’une part, la demande croissante pour les produits oléicoles, soutenue par les bienfaits reconnus pour la santé et l’intérêt des consommateurs, rend l’investissement dans de nouvelles oliveraies plus attractif. D’autre part, les politiques agricoles incitatives, comme celles déployées dans le cadre du Plan Maroc Vert, qui soutiennent la création de nouveaux hectares d’oliviers plantés, créent un environnement favorable à l’investissement. De plus, la rareté de terres agricoles propices à cette culture dans certaines régions, combinée à l’intérêt des grands groupes agro-industriels, peut également faire grimper les prix.
Quels sont les facteurs qui influencent le coût de production par hectare d’oliviers plantés ?
Le coût de production par hectare d’oliviers plantés est influencé par une combinaison de facteurs. Les coûts initiaux incluent l’achat ou la location des terres, la préparation du sol, l’acquisition des plants d’oliviers (choix de la variété, origine), et les infrastructures d’irrigation si nécessaires. Les coûts annuels comprennent la main-d’œuvre pour la taille, la fertilisation, la protection contre les ravageurs et maladies, la récolte, et l’entretien des équipements. Les coûts liés à l’eau, à l’énergie et aux intrants (engrais, produits phytosanitaires) sont également déterminants. L’efficacité des pratiques agricoles et le niveau de mécanisation jouent un rôle crucial dans la maîtrise de ces coûts.
Comment assurer la rentabilité des 17.407 hectares d’oliviers plantés dans la durée ?
Assurer la rentabilité des plantations d’oliviers sur le long terme nécessite une approche stratégique. Cela passe par le choix de variétés adaptées au terroir et au marché, l’adoption de techniques culturales performantes et durables pour optimiser le rendement et la qualité, et une gestion rigoureuse des coûts de production. La diversification des produits (huile d’olive de différentes qualités, olives de table, produits dérivés) peut réduire la dépendance à un seul marché. L’accès à des financements pour les investissements de modernisation, le développement des circuits de commercialisation courts et la négociation collective des prix, souvent avec le soutien d’organisations professionnelles comme celles citées dans le cas de Driouch, sont également des leviers de rentabilité. La veille constante du marché et l’adaptation aux nouvelles demandes des consommateurs sont impératives. L’expertise offerte par des plateformes comme HortiTecNews peut également fournir des informations précieuses pour optimiser ces stratégies.
Quel est l’impact environnemental de la plantation massive d’hectares d’oliviers ?
La plantation massive d’oliviers, comme les 17.407 hectares d’oliviers plantés dans la province de Driouch, peut avoir des impacts environnementaux positifs et négatifs. Sur le plan positif, l’olivier est un arbre résistant qui contribue à la lutte contre l’érosion des sols, à la séquestration du carbone et à la préservation de la biodiversité dans les paysages ruraux. Les oliveraies bien gérées peuvent favoriser la faune locale. Cependant, une intensification non maîtrisée, notamment une irrigation excessive dans des zones arides, peut entraîner un épuisement des ressources en eau. L’utilisation intensive d’intrants chimiques peut avoir un impact sur la qualité des sols et des eaux. Il est donc crucial d’adopter des pratiques agroécologiques, comme l’agriculture biologique ou raisonnée, pour minimiser ces risques et maximiser les bénéfices environnementaux. Le respect des réglementations environnementales, souvent promues par les ministères de l’Agriculture des différents pays, tel que le Ministère de l’Agriculture de Tunisie, est essentiel.




