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Biofongicide : une nouvelle ère pour la protection des cultures s’ouvre avec l’approbation par la Commission européenne du biofongicide à base de Bacillus amyloliquefaciens souche D747. Cette avancée, portée par Mitsui Agriscience, marque une étape significative dans la transition vers des pratiques agricoles plus durables et respectueuses de l’environnement. Le produit, connu sous le nom commercial “CX 9030”, est désormais autorisé en pulvérisation foliaire pour la protection du raisin de table et de cuve contre l’un des pathogènes les plus redoutés : le *Botrytis cinerea*, plus communément appelé la pourriture grise.
L’importance croissante du biofongicide Bacillus amyloliquefaciens D747
Le marché mondial des produits phytosanitaires connaît des pressions considérables, poussant les acteurs à innover vers des solutions plus respectueuses. Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à l’origine et aux méthodes de production de leurs aliments, tandis que les réglementations environnementales se renforcent. Dans ce contexte, le développement et l’approbation de biofongicides comme le CX 9030 deviennent cruciaux. La souche D747, isolée au Japon en 2000, a démontré son efficacité dans la lutte contre les maladies fongiques, offrant une alternative prometteuse aux fongicides de synthèse. Sa formulation en granulé dispersible dans l’eau (WG) contenant 5×1013 UFC / kg de D747 facilite son application et son intégration dans les programmes de traitement existants. L’approbation européenne, effective dès le 1er avril 2015 et valable jusqu’au 31 mars 2025, témoigne de la reconnaissance de son potentiel. Cependant, l’UE a tenu à souligner la nécessité d’une attention particulière à la protection des opérateurs et des travailleurs, considérant la souche D747 comme un potentiel allergène. Cette nuance rappelle l’importance d’une manipulation prudente et d’une formation adéquate pour les utilisateurs de tout produit phytosanitaire, qu’il soit d’origine chimique ou biologique.
L’essor des biofongicides répond à des défis agronomiques de plus en plus complexes. Les producteurs sont confrontés à des conditions climatiques fluctuantes, incluant des périodes de stress hydrique qui peuvent affaiblir les plantes et les rendre plus vulnérables aux attaques pathogènes. De plus, l’augmentation des coûts des intrants agricoles, qu’il s’agisse des engrais, des produits phytosanitaires de synthèse, ou de l’énergie, pèse lourdement sur la rentabilité des exploitations. Dans ce cadre, l’adoption d’un biofongicide efficace comme le D747 peut représenter une stratégie pertinente pour optimiser les dépenses tout en assurant la qualité et la quantité des récoltes. Il est essentiel de considérer le biofongicide non pas comme une solution miracle, mais comme un élément d’une stratégie de gestion intégrée des maladies, combinant des pratiques culturales adaptées, la sélection de variétés résistantes, et l’utilisation ciblée de produits de biocontrôle.
Biofongicide et la dynamique économique : prix de revient vs prix de vente
La question du coût est centrale dans l’adoption de nouvelles solutions phytosanitaires. Le prix de revient d’un biofongicide, bien que potentiellement plus élevé à l’achat unitaire que certains fongicides de synthèse, doit être analysé à l’aune de son efficacité, de sa rémanence, de son profil toxicologique et environnemental, et des bénéfices indirects qu’il peut procurer. Un biofongicide bien utilisé peut réduire le nombre d’applications nécessaires, diminuer les résidus sur les produits finis, et éviter les coûts potentiels liés à la non-conformité réglementaire ou aux restrictions d’usage. La relation entre le “coût prix” et le “prix de vente” est une équation complexe pour les fabricants et les distributeurs. Le coût de production d’un biofongicide, incluant la recherche et développement, la fermentation, la formulation, et le contrôle qualité, peut être significatif. Ces coûts sont ensuite répercutés sur le prix de vente, auquel s’ajoutent les marges de la chaîne de distribution. Pour les producteurs, le prix de vente représente le coût direct de protection de leur culture. L’adoption d’un biofongicide comme le CX 9030 par les viticulteurs dépendra de sa capacité à démontrer un retour sur investissement clair, soit par une réduction des pertes de récolte, soit par une amélioration de la qualité, soit par une optimisation des coûts globaux de traitement sur la saison. Les études d’impact économique menées par des organismes indépendants, à l’image de ceux menés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, sont essentielles pour éclairer ces décisions. Par ailleurs, des informations provenant de sites spécialisés tels que HortiTecNews, qui relaient les avancées et les analyses du secteur, sont des ressources précieuses pour les professionnels.
Les alternatives pour les producteurs
Face à l’évolution du marché et aux exigences croissantes en matière de durabilité, les producteurs disposent d’un éventail de solutions pour la gestion de leurs cultures. Au-delà de l’utilisation de biofongicides comme le Bacillus amyloliquefaciens D747, il est primordial d’intégrer une approche globale. Cela inclut la mise en place de bonnes pratiques culturales, telles que l’aération du feuillage, la gestion de l’irrigation pour éviter l’excès d’humidité, et le respect des périodes de repos des sols. La sélection de variétés végétales naturellement plus résistantes aux maladies est également une stratégie fondamentale qui réduit la dépendance aux traitements. Le recours à des auxiliaires de culture, tels que des insectes ou des acariens prédateurs, peut compléter le dispositif de lutte biologique. Enfin, dans des contextes spécifiques, des programmes de recherche et développement menés par les ministères de l’agriculture de chaque pays, comme le Ministère de l’Agriculture de Tunisie (http://www.agriculture.tn), fournissent des recommandations et soutiennent l’innovation pour adapter ces solutions aux réalités locales.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la Biofongicide augmente-t-il ?
L’augmentation du prix des biofongicides peut être attribuée à plusieurs facteurs. Premièrement, les coûts de recherche et développement pour identifier et sélectionner des souches microbiennes efficaces sont élevés. Ensuite, la production à grande échelle de ces micro-organismes nécessite des infrastructures spécialisées et des procédés de contrôle qualité rigoureux. Enfin, la demande croissante pour des solutions agricoles plus durables, couplée à des réglementations de plus en plus strictes sur les produits chimiques de synthèse, peut également exercer une pression haussière sur les prix des alternatives biologiques. L’innovation et l’optimisation des processus de production contribuent progressivement à une meilleure accessibilité.
Quels sont les avantages concrets d’utiliser un biofongicide par rapport à un fongicide de synthèse ?
Les biofongicides offrent plusieurs avantages : un profil toxicologique et écotoxicologique généralement plus favorable, une moindre rémanence dans l’environnement et sur les produits, la possibilité d’être intégrés dans des stratégies de gestion de la résistance aux fongicides, et une meilleure compatibilité avec les programmes de certification agricole biologique. Ils contribuent également à préserver la biodiversité des sols et à protéger les organismes non ciblés. Le bacillus amyloliquefaciens D747, par exemple, est apprécié pour son mode d’action multifacette qui limite le développement de résistance.
Le biofongicide CX 9030 est-il efficace contre toutes les maladies de la vigne ?
Le CX 9030, à base de Bacillus amyloliquefaciens souche D747, est spécifiquement approuvé pour le contrôle de *Botrytis cinerea* sur la vigne. Il est important de noter que chaque biofongicide a un spectre d’action spécifique. Pour d’autres maladies de la vigne, d’autres solutions, qu’elles soient biologiques ou chimiques, peuvent être nécessaires. Une bonne identification des pathogènes présents sur la parcelle est essentielle pour choisir le traitement le plus adapté.




