Salon international de l’agriculture d’Abidjan: Maroc, un modèle pour le continent

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Décidément l’expérience marocaine en agriculture est devenue une réelle référence dans le continent. Et c’est dans cet esprit que le Maroc a été choisi comme invité d’honneur de la 3ème édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA).

Le Maroc à l’honneur

« Je me réjouis du choix du Maroc comme invité d’honneur du Salon de l’agriculture et des ressources animales 2015 », a souligné Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, qui s’exprimait, vendredi 3 avril, à l’ouverture des grandes Assises de l’agriculture tenues en marge du Salon. Dans le même sillage, le ministre ivoirien de l’agriculture, Mamadou Sangafowa Colibaly, s’est félicité de l’appui technique consenti par le Maroc pour la réussite de ce Salon, faisant savoir que compte tenu de l’expertise accumulée, le Royaume peut servir de modèle pour la Côte d’Ivoire dans le domaine agricole.
C’est ainsi que les deux pays ont entrepris de nombreux projets ensemble.

La coopération régionale : une priorité

« Le Maroc est toujours disposé à mettre son expertise et son savoir-faire avérés dans le domaine agricole au profit des pays africains frères et amis et cela, chaque fois que le Royaume se trouve sollicité », a souligné, pour sa part, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, samedi, dans une déclaration à la presse, en marge du Salon. « Le Plan Maroc Vert, dont le succès est fort remarquable malgré la persistance de certains défis à relever, peut servir de source d’inspiration pour nombre de pays africains », a estimé le ministre notant que certains pays qui l’ont étudié, ont établi des études et se trouvent actuellement dotés de programmes qui leur sont propres. Dans le même sillage, le ministre a loué le rôle de taille joué par la Mutuelle agricole marocaine des assurances (MAMDA), rappelant qu’avec le lancement du Plan Maroc Vert, quelque 20.000 à 30.000 hectares étaient couverts par une assurance agricole, alors que ce taux se chiffre actuellement à plus de 800.000 hectares.

L’assurance agricole fait son entrée en Côte d’Ivoire

Il faut dire, qu’en ce sens, une convention cadre de coopération portant sur la mise en place et le développement de l’assurance agricole en Côte d’Ivoire a été signée, samedi à Abidjan, entre le Maroc et la Côte d’Ivoire. Paraphée du côté marocain, par M. Akhannouch et le président du directoire de la MAMDA, Hicham Belmarah, et du côté ivoirien, par Sangafowa Coulibaly, cette convention traduit la volonté du gouvernement ivoirien de mettre en place une couverture d’assurance agricole au profit des agriculteurs ivoiriens, et notamment les exploitants les plus vulnérables, afin d’atténuer les effets des aléas climatiques sur leurs productions et d’assurer la stabilité financière de leurs revenus. Cette convention qui intervient en application de l’Accord de coopération agricole signé le 1er juillet 2014 à Rabat entre les deux pays, permettra à la Côte d’Ivoire de s’inspirer de l’expérience réussie du Royaume dans le domaine de l’assurance agricole, à travers un appui en matière de structuration et de développement de produits d’assurance agricole en Côte d’Ivoire.

L’expérience marocaine sollicitée

C’est ainsi qu’en vertu de cet accord, le gouvernement marocain, via son ministère de tutelle, s’engage à soutenir la mise en place et le développement de l’assurance agricole en Côte d’Ivoire, en apportant son concours au gouvernement ivoirien, notamment en matière de définition du rôle de l’Etat dans la mise en place et le développement du système d’assurance agricole (soutien financier, cadre réglementaire, promotion) et le montage ainsi que la gestion de partenariats avec les compagnies d’assurances. Cet appui concerne aussi la mise en place des mécanismes et modalités de gestion des produits d’assurance agricole, et l’échange d’expériences et de bonnes pratiques par l’organisation de sessions de formation et de voyages d’études.

Des engagements de part et d’autre

Pour sa part, le gouvernement ivoirien apportera son soutien politique, technique et financier pour la mise en place et le développement de cette assurance agricole. Alors que, de son côté, la MAMDA s’engage à travers « MAMDA Ré » à apporter son appui technique et financier au développement de l’assurance agricole en Côte d’Ivoire, notamment par le soutien au gouvernement ivoirien dans la définition d’un système global de couverture des risques agricoles et l’identification des cultures et aléas climatiques à couvrir en priorité.
Concernant l’aspect coopération Sud-Sud, « dès la mise en place de l’assurance agricole en Côte d’Ivoire, le gouvernement marocain pourra accompagner le gouvernement ivoirien afin de lui permettre de partager son modèle d’assurance agricole avec des pays de la sous-région qui seront préalablement identifiés de manière conjointe », précise-t-on dans la convention.

Source : aujourdhui.ma

 

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