Produits du terroir : Le bio retrouve une place privilégiée dans l’assiette

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Les produits du terroir, bio et d’origine, ont de plus en plus la cote aux yeux du consommateur du Golfe. 24 exposants marocains avec 20 coopératives triées sur le volet et 214 B to B prévus au SIAL Moyen-Orient.

Le SIAL Moyen-Orient a ouvert ses portes hier à Abu Dhabi sur fond de changements majeurs dans les tendances alimentaires. Désormais, les Émiratis, et les consommateurs du Golfe de manière générale, cherchent des produits sains de préférence bio et avec une charge gustative authentique. La plus riche ville du monde accueille donc pour la cinquième fois le prestigieux Salon de l’alimentation qui imprime sa griffe comme destination incontournable pour les industries agroalimentaires et les producteurs agricoles de tous genres. Le Maroc enregistre sa deuxième participation avec 24 exposants, 20 coopératives et 4 sociétés. L’idée est de créer un climat d’émulation qui permettrait aux coopératives d’améliorer leur approche des marchés étrangers en matière de packaging et de démarchage. C’est un apprentissage qui se fait pour les produits du terroir sur lesquels l’Agence pour le développement agricole (ADA), qui organise la mission, mise pour pénétrer le marché moyen-oriental. Interrogé par les ÉCO, son directeur général, Mohamed El Guerrouj, insiste sur cet aspect de valorisation des produits du terroir, mais aussi sur l’importance d’augmenter en puissance au niveau de la capacité à répondre aux besoins quantitatifs de ces marchés. Ceci étant, le stand marocain s’est beaucoup amélioré grâce à un agencement idoine et une force d’attractivité qui se traduit sur le niveau d’affluence. Justement, le Sial M.O est devenu en peu de temps la «mecque» des grands producteurs mondiaux en quête de croissance et suivant par la même occasion la tendance consumériste qui ne fait que s’accentuer dans les pays du Golfe alors qu’elle s’essouffle dans les pays occidentaux. L’ambassadeur du Maroc à Abu Dhabi l’explique aisément en évoquant cette course mondiale à la sécurité alimentaire qui fait de ce genre d’agora alimentaire un champ de concurrence. Quant au produit marocain, Mohamed Ait Ouali le gratifie pour sa grande qualité et son apport pour la santé.

L’engouement pour les produits bio, émanant du terroir croît de jour en jour. Un retour aux sources qui se confirme malgré le problème du transport qui rend le produit marocain un peu plus cher que les autres. C’est le cas par exemple de l’huile d’argan. Hicham Hadik, exposant, responsable commercial de la société Souss Argane, explique que ce problème de coût ne se pose pas avec un produit comme l’huile d’argan qui s’impose par son originalité même. Le prix du litre peut facilement atteindre le double de ce qui est en vigueur au Maroc. La société a déjà un agent en Arabie saoudite et espère concrétiser aux Emirats arabes unis. Une autre société marocaine, Dima Terroir Maroc, s’appuie sur des coopératives un peu partout au Maroc pour proposer six familles de produits dont des épices, du safran, la fleur de sel. La société qui est à sa deuxième participation au Sial d’Abu Dhabi croit en ses chances de convaincre les acheteurs émiratis. Pour son directeur, Patrick Marchand, le processus d’approche du marché émirati est lent, mais la société s’approche de son but étant dans une phase de finalisation commerciale. Elle peut, en tout cas, se mettre mieux en valeur grâce au prix de l’innovation qu’elle a décroché en 2013 à Abu Dhabi justement. Autre produit bon pour la santé et d’un grand apport nutritif, le miel marocain cherche aussi droit de cité. Cette fois-ci par le biais d’une union de coopératives du pôle Moulay Abdessalam, dans la région du nord. Le producteur Mohamed Merroun, nous explique qu’il s’agit d’un miel unique en son genre, fort de son nom d’origine, miel Boukhanou, du nom de l’arbre où les abeilles butinent. D’un goût un peu amer, ce miel est très coté pour ses vertus, dit-on, pour le diabète ou encore les maux de ventre. Cette première journée au Salon permet de prendre le pouls du marché M.O. Pour les exposants marocains, pas moins de 214 B to B sont programmés, affirme El Guerrouj. Il va falloir jouer des coudes pour convaincre un acheteur particulièrement regardant sur la qualité, la traçabilité et surtout le conditionnement. Ce sont les trois constantes du marché moyen-oriental et asiatique qui monte de plus en plus en gamme et partant en exigence. 

Source : leseco.ma

 

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