Les russes exigent des agrumes à zéro cératite !

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Après l’annonce, la campagne passée, de la découverte par les services phytosanitaires russes de la cératite dans des lots de clémentine et ont exigé la traçabilité jusqu’aux parcelles sources de cette marchandises. Ils ont aussi demandé leur géo-localisation pour exiger que ces parcelles soient exclues comme source pour la campagne suivante (14/15) ce qui est absurde étant donné que la cératite est un insecte volant ! 

Pour les autres parcelles, ces mêmes services ont signé un accord avec leurs homologues marocains (ONSSA). Ce dernier a fait signer ce protocole à tous les exportateurs. D’ailleurs, certains producteurs ont trouvé le protocole trop contraignant et que l’ONSSA n’aurai pas dû l’accepter dans son intégralité.

Le protocole de lutte

  • Le monitoring (suivi) :

Pour le suivi, il faut mettre en place, en moyenne, 1 piège par 2 hectares qu’il faudra inspecter chaque jour. En plus de ça  des observations sur des fruits (sur arbres précis) doivent être assuré, pour vérifier la présence de piqures de cet insecte.

  • La lutte :

– Piégeage de masse :

Les producteurs ont le choix entre deux types :

  • Des pièges vendus dans le commerce avec attractif et insecticide (exp. Flycap : 40pièges/ha; Ceratrap : 100pièges/ha; M3 : 400 pièges/ha…), pratiques et efficaces mais chers, selon l’avis de la plupart des producteurs. 
  • Des pièges confectionnés sur place avec des bouchons de pailles (140 à 150 pièges par ha), qu’il faut imbiber d’insecticide et d’attractif fréquemment. c’est la solution adoptée par la plupart des agrumiculteurs, surtout que le dossier de  subvention promise, pour les premiers, a pris du retard. 

 Le seuil d’intervention est de 0,5 mouche femelle/piège ou 1 mouche mâle/piège. Ce qui donne, au moins, une intervention par semaine. La présence de quantités importantes de Maroc Late sur arbres (non exporté la campagne passée) n’arrangent pas les choses.    

Un coût élevé :

Ce protocole avec un monitoring que les producteurs trouvent exagéré, un piégeage de masse intensifs, un seuil d’intervention assez bas, la tenue de registre de suivi au niveau des fermes et des stations de conditionnement (qui seront inspectés par les agents de l’ONSSA)…etc. a fait augmenter considérablement le coût de lutte contre la cératite qui va atteindre, dans certains cas, 3 milles dirhams par hectare, alors qu’il n’en coûtait que 500 Dh/hectare et par cycle les campagnes passées. On espère qu’au moins que les commandes et les prix compenserons ces efforts. Avec l’embargo russe sur les fruits et légumes europééens l’espoir est grand.

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