« Les prix élevés des oranges espagnoles déséquilibrent le marché »

Grâce à leur bonne réputation, les ventes d’oranges ont été excellentes pendant le confinement. En parallèle, la production de la variété Valencia Late a été faible cette année. De ce fait, les producteurs espagnols ont fait monter les prix pour atteindre un niveau très haut. Aujourd’hui, le prix élevé cause des problèmes sur le marché, rapporte Xavier Rosario de Louis Rosario Sarl, société spécialisée dans l’importation des produits espagnols.

« Dès que le déconfinement a eu lieu, les oranges ne se vendaient plus. Normalement la Valencia Late est beaucoup sollicitée pour les machines à jus, mais le tourisme n’a pas vraiment démarré et les restaurants ne travaillent pas autant que d’habitude. Pour cette raison il y a très peu de demande pour cette variété-là. Nous nous trouvons avec des volumes très chers dont les prix ne correspondent pas du tout à la faible consommation. Le marché est vraiment déséquilibré. »

Xavier ajoute que les agriculteurs espagnols oublient qu’il y a aussi maintenant de la concurrence marocaine. « La Valencia Late coûte 1,80 € le kilo. Le prix actuel pour le Maroc Latte est entre 1 et 1,20 €. L’écart est trop grand. »

En ce qui concerne le citron espagnol, la situation n’est pas plus positive. « La demande étant élevée pendant le confinement, les prix n’ont pas arrêté de monter. Les citrons se vendant correctement jusqu’aux premiers arrivages des citrons argentins en Europe. Ces derniers étant beaucoup moins chers, les consommateurs se sont tournés vers cette origine en laissant à côté le citron espagnol. »

Louis Rosario offre aussi la pêche plate espagnole. « Nous avons eu un début de saison correct en termes de ventes, mais depuis environ 10 jours, les ventes ont diminué. Peut-être y a-t-il trop de concurrence d’autres produits, comme de la pêche française, qui est beaucoup sollicitée sur le marché français. De plus, la consommation est peu présente pour tous les fruits. Nous ressentons le manque de tourisme. »

Comme pour l’ensemble des fruits à noyau, les volumes de pêches plates sont restreints cette année. « Nous ne pouvons jamais savoir si nous aurons de la marchandise pour la semaine prochaine. Nous voyons de jour en jour. De plus, la pêche plate manque d’homogénéité en coloration par rapport aux années précédentes. Ce problème touche plus que la moitié des volumes. Elles se vendent moins chères que les pêches colorées. Selon les variétés, il y a également un manque aussi de gros calibres. »

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