Le secteur de l’Agriculture : une force motrice pour l’économie marocaine

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L’Agriculture du Maroc est un secteur économique important du pays qui joue un rôle essentiel dans l’équilibre microéconomique, le développement économique et social. Ce secteur représente environ 14 à 20% du PIB (Produit Intérieur Brut), 23% du volume total des exportations et constitue une source de revenu de 80 % pour 14 millions de ruraux. De plus, le secteur de l’Agriculture emploie 75% de la population rurale dont les femmes représentent 57%.

Le secteur de l’agriculture au Maroc, tels que le reste des pays du monde, se confronte à plusieurs problématiques : croissance démographique, changements climatiques, épuisement des ressources hydriques en plus des contraintes imposées par les marchés d’où la nécessité de revoir nos politiques agricoles et assurer une amélioration permanente.

Ainsi, et malgré la politique des barrages initiée dans les années 60  par feu SM Hassan II et le Plan Maroc Vert lancé par SM le Roi Mohammed VI en 2008, le secteur agricole marocain demeure caractérisé par sa faible organisation sur le plan professionnel, la multiplicité des intervenants en plus de l’incapacité de l’agriculteur marocain a maitrisé le processus de production et de commercialisation.

En outre, l’absence des unités de valorisation et de commercialisation des produits des petits agriculteurs impacte négativement leurs revenus et consolide la pauvreté de cette tranche sociale. D’autre part, le secteur de l’Agriculture moderne et des exportations souffre de la concurrence d’autres marchés, des changements qui affecte les marchés internationaux en plus des difficultés confrontés lors de la conquête de nouveaux marchés.

La mise en valeur des ressources humaines, notamment les jeunes, constituent une force motrice pour ce secteur et un coup de pouce pour sa modernisation.

L’approche future pour ce secteur consiste à avoir une vision claire sur l’avenir du secteur de l’agriculture dans le cadre général des contraintes auxquelles il est opposé, notamment d’assurer la sécurité alimentaire de plus en plus difficile, vu la croissance démographique, les problématiques environnementales et le marché international etc. en plus de la mise à niveau sociale des opérateurs de ce domaine.

Le plan de régionalisation et de décentralisation joue un rôle déterminant dans la structuration du secteur de l’Agriculture marocaine et favorise la compétition régionale, nationale et internationale en mettent en valeur les performances naturelles, géographiques, structurelles, logistiques et humaines de chaque région et en assurant l’implication des chambres d’agriculture régionales et des associations agricoles bi-professionnelles.

La réhabilitation du secteur de transformation constitue également une priorité pour l’agriculture afin d’absorber le surplus de production et de valoriser les ressources naturelles et les produits agricoles ainsi que d’assurer une production dont la valeur ajouté pourra influencer positivement l’économie agricole.

Afin de réaliser ces objectifs, une approche holistique comprenant les points suivants doit être mise en place :

-La mise en valeur et la formation des ressources humaines qui opèrent dans ce domaine et l’augmentation de leurs revenus.

– Le développement et la priorisation de la recherche scientifique dans ce secteur ainsi que la mise à niveau des techniques et technologies utilisées.

– La simplification des conditions et des procédures administratives nécessaires pour l’investissement dans l’agriculture.

– La multiplication du budget consacré à l’investissement agricole en assurant les ressources hydriques destinées a l’irrigation, les terres agricoles etc.

– Revoir les politiques des impôts pour le secteur de l’agriculture vu ses spécificités sociologiques et économiques,  mettre en application le SMAG pour les ouvriers agricoles et l’adapté au niveau de vie marocain actuel.

– Encourager les agriculteurs à investir dans les nouvelles technologies, les semences sélectionnées, les produits phytosanitaires …  et garantir une assurance pour les agriculteurs contre les aléas climatiques.

– Assurer la compétitivité du secteur agricole au niveau national et international en baissant les coûts de production.

– Adopter une politique hydrique rationnelle.

– Améliorer la productivité des pôles agricoles : Berkane, Souss, Meknès … pour à la fois la mise en valeur de leurs produits et le développement des industries de transformation.

– Diversifier la production agricole à haute valeur ajouté  telle que la production biologique.

– Travailler en collaboration avec les professionnels du secteur (exportateurs, producteurs, associations …) pour la maîtrise et le développement du volet commercial.

Le secteur de l’agriculture restera la dynamo de l’économie marocaine si toutes les parties seront impliquées : ministères, recherches scientifiques …etc.

Source : khabarpress.com

 

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