Communiqué de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine de production et d’exportation des Fruits Et Légumes

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À la veille de la campagne électorale, nous attendons des parties politiques, dans leurs futurs programmes, un soutien accru matière à encourager le .secteur de production agricole et booster le volume des exportations.

Il n’est guère inutile de rappeler l’importance du secteur agricole qui constitue l’épine dorsale du tissu socio-économique marocain de production et d’exportation des fruits et légumes. Rafraîchir la mémoire à ceux qui le passent sous silence et éclairer ceux qui le méconnaissent n’est point anodin à plus d’un titre:

1) Sur le plan social, la filière, rien que dans le Souss Massa, occupe des Milliers d’ouvriers. Ceux-ci initialement sans formation aucune se sont formés et spécialisés grâce aux techniciens et ingénieurs gérants et propriétaires. L’on assiste, même, actuellement à une exportation de notre technologie dans certains pays africains et même Européens (cette main d’œuvre chevronnée est très sollicitée).

2) L’exode rural a été aussi jugulé de ce fait. L’agrandissement de certains villages et la création de nouveaux témoignent de la stabilité de ces nouvelles familles ouvrières du secteur-agricole drainées initialement de différentes régions du pays et se sentant dans la quiétude préfèrent ainsi leur sédentarisation. Il est important de savoir que la filière des fruits et légumes à elle seule crée plus de 20 Millions de journées de travail par an. L’objectif visé à l’horizon 2020 est d’en créer une soixantaine de Millions.

Il va de soi que l’amélioration du niveau de viede la paysannerie a bien été relevé.

Le secteur agricole représente près de 16% du PIBdu pays et joue un rôle fondamental en matière d’emploi et d’activités, notamment en milieu rural. 70% de la population rurale en est directement dépendante.

3) La sécurité alimentaire se matérialise par l’approvisionnement quotidien des marchés intérieurs en fruits et légumes frais de la même origine et même qualité que ceux destinés à l’export, dans le strict respect des consommateurs et de l’environnement, grâce à la haute technologie de production. L’emballage destiné aux marchés locaux pour une meilleure présentation et rehausser le niveau, est actuellement à l’étude (environ 45%de la production est consommée localement).

4) Quant au volet économique, nul ne doute aujourd’hui de l’importance et du volume de devises générées actuellement. L’objectif 2020 serait d’apporter une dizaine de Milliards de Dirhams. Ce qui n’est pas sans effet sur la balance de payement du Royaume. L’export de l’agroalimentaire génère 12 Milliards de Dhs, dont la tomate et quelques légumes à eux seul en font 7 Milliards de Dhs. La profession évolue et le programme de la recherche est impliquée et assure l’accompagnement sans relâche pour l’amélioration l’encadrement, la formation et le transfert de technologie.

Consciente des problèmes d’actualité tels le manque d’eau, le réchauffement de la planète, la profession se donne corps et âme à réduire au maximum et rationaliser les irrigations (calcul des besoins réels de la plante) la technologie et la maitrise de l’irrigation (localisée) en est meilleur témoin.

Il est bon de savoir que 94% des superficies du Souss Massa se sont reconverties en irrigation localisée engendrant ainsi une économie sur la facture énergétique et une réduction de quantité d’eau pompée. Notons à l’occasion que la Maroc est parmi les premiers pays à ratifier le traité de Montréal en éliminant l’utilisation du bromure de Methyl.

Malgré certaines contraintes la filière des fruits et légumes, dans le cadre du plan Maroc Vert, n’a cessé de susciter l’étonnement par sa dynamique évolutive, progressive et bien orchestrée. Des avancées même sur le programme initial ont été remarquées. 

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