Bassin méditerranéen : La face scientifique de l’olivier

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Créer les conditions nécessaires pour l’augmentation de la productivité et la compétitivité des filières ciblées. Et notamment, en zones méditerranéennes, où l’olivier est une culture symbole. Dans l’ensemble du monde, le paysage oléicole est dominé à 82% par la conduite traditionnelle, laissant le reste aux conduites intensives et super-intensives.

Avec la tradition et ses méthodes, perdurent idées reçues et freins à la compétitivité. Il s’agit de travailler à la fois sur la formation de terrain d’agriculteurs volontaires et sur une formation optimale des ingénieurs. Un système de diffusion des bonnes pratiques horticoles selon l’approche paysan-paysan a ainsi été articulé autour de 179 plates-formes. Il s’agit du Projet Arboriculture Fruitière financé par le ministère et par le Millenium Challenge Corporation des Etats-Unis. L’objectif national étant de valoriser les produits du terroir. Les quelques 40.000 agriculteurs concernés ont ainsi pu vérifier eux-mêmes l’impact des bonnes pratiques sur l’augmentation en rendement des arbres grâce au dispositif comparatif mis en place. Ce dispositif d’apprentissage concerne une moitié de la parcelle de l’agriculteur volontaire conduite selon les pratiques améliorées et l’autre moitié selon les pratiques traditionnelles. Un gain de production moyen de 16 
Kg/arbre d’olives a été enregistré chez les agriculteurs adoptants les bonnes pratiques de conduite durant la récolte de 2012 qui coïncide avec une année de faible production en olives au Maroc.
Le symposium international Oléa 2014 Maroc, récemment tenu à Marrakech et organisé par la Société marocaine d’agronomie et d’horticulture (SMA 
Ho), amène les résultats de recherche sur la qualité et le rendement des productions. Mais aussi, sur la valorisation du produit et sa commercialisation. Des intervenants de tout le pourtour méditerranéen sont venus y présenter leurs travaux sur les innovations technologiques en oléiculture, et ont pu faire part également de leurs attentes dans ce domaine. Un feadback dans les deux sens à destination des chercheurs, qui a pour objectif d’établir une meilleure orientation de la production agricole vers des systèmes plus durables, valorisant les ressources (eau, énergie, sol, main d’œuvre et capital) tout en respectant l’environnement. 

Source : leconomiste.com

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