Attention : les hollandais attaquent de nouveau la tomate marocaine

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Alors que les espagnols, les italiens et les français s’opposent à la tomate marocaine d’une façon franche et directe en mettant la pression sur la CE sur les quotas et les pris d’entrée, les hollandais, eux, utilisent une méthode plutôt sournoise.

 En effet, via l’association Fairfood qui est, rappelant le, une organisation financée, principalement, par le ministère des affaires étrangers hollandais (lire l’article du 01 octobre 2014), édite des rapports sur les conditions qualifiées de difficiles, injustes …etc. vous pouvez juger de vous-même à quel point ces informations sont loin d’être objectifs et ne visent beaucoup plus à nuire à l’image de la tomate marocaine que défendre le bien être des travailleurs.

Le dernier rapport en date a été publié sur le site de Fairfood, et relayé par la presse hollandaise, est celui de la bloggeuse néerlandaise Daisy Scholte qui était invitée par cette organisation pour faire un état des lieux des conditions de production de la tomate marocaine. Daisy avait visité les serres marocaines qui produisent de la tomate dans la région d’Agadir, suite à son enquête elle avait publié sur son site un article intitulé “4 choses que vous pouvez faire pour des tomates équitables”.

“Des conditions de travail difficiles et des salaires très bas. Le jour de travail commence à huit heures du matin et se termine à 11 heure du soir sous des conditions de 52 degrés Celsius dans les serres. Aucun espoir d’amélioration !” c’est ainsi que Daisy a exposé l’image des conditions de production de la tomate marocaine dans les serres de la région d’Agadir.

Selon Daisy, le prix payé pour les tomates marocaines aux supermarchés européens reflète les bas salaires payés pour les ouvriers agricoles. ” Du mois de novembre au mois d’avril, la plupart des tomates dans les grands supermarchés hollandais proviennent du Maroc. Dans les grands supermarchés les tomates coûtent environ 2,50 € le kilo, ces prix sont possibles grâce aux bas salaires payés pour les ouvriers agricoles”. Selon Daisy les femmes récoltent quotidiennement 450 kg de tomates pour 6 euros par jour. De plus, les ouvriers n’ont pas de contrats de travail ce qui les empêchent de réclamer leurs droits“.

L’année dernière Fairfood, avait publié un rapport intitulé “les fruits de leur travail – Les bas salaires derrière les tomates marocaines vendues dans les supermarchés européens”. Ce rapport, qui a été publié au cours du mois de septembre, avait exposé les salaires de “misère” payés aux travailleurs dans le secteur de la tomate marocaine. Cette année aussi ils ont choisi un moment crucial qui est le début de la campagne de tomate.

Daisy avait parlé sur sa publication de la nécessité de soutenir les associations et les organisations qui travaillent sur le volet social des ouvriers notamment la FNSA (Fédération Nationale du Secteur Agricole). Selon Daisy, cette organisation qui travaille en collaboration avec Fairfood peut ouvrir les yeux des grands supermarchés qui devront de leur part exiger à leurs clients de mettre à niveau les salaires de leurs employés.

Comme à l’accoutumé, non seulement ils omettent de dire que les salaires perçus respectent la réglementation marocaine mais ils avancent des propos  et des chiffres loufoques.

Rappelons que la campagne passée, et suite au tapage médiatique de cette organisation, trois grands supermarchés Tesco, Sainsbury’s et Ahold ont répondu aux allégations de FairFood en précisant que chez leurs clients audités, selon les référentiels SMETA ou BSCI, tous les ouvriers reçoivent au moins le SMAG (Salaire Minimum Agricole Garanti) et que les heures supplémentaires sont payées avec des taux élevés…etc.

Il est clair que les hollandais cherchent à nuire à l’image de la tomate marocaine pour faire fuir les consommateurs hollandais spécialement et les européens en général, mais que faisons nous, marocains pour défendre notre tomate ? Qu’attendons-nous pour réagir à ces allégations ? Si les producteurs sont à cours d’idées et désarmés face à ces attaquent, ils peuvent commencer par bouder les variétés et autres intrants hollandais par exemple…

 La profession, les officiels et tous les intervenons dans le secteur devraient se mobiliser pour protéger l’image de la tomate marocaine et non seulement d’une façon ponctuelle mais travailler sur le long terme afin de montrer la réalité des choses à tous le monde.

 

 

 

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